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Hypermobilité : avantage ou danger ?

Hypermobilité : avantage ou danger ?

Quand vous pratiquez le yoga, vous devenez plus souple et plus endurant. Ce qui facilite l’exécution de certaines postures. En réalité, la souplesse est au yoga ce que la détente est au basketball : un point essentiel. Mais quand une personne est souple à outrance, cela peut constituer un problème d’ordre physiologique. Vous avez déjà entendu parler d’hypermobilité ? Également nommée hyperlaxité articulaire, elle peut s’aggraver sans prise de conscience de son existence. De quoi s’agit-il exactement ? En quoi le yoga est-il lié à ce problème articulaire ? D’ailleurs, est-il correct de dire que c’est un problème ? Les quelques éléments de réponses ci-dessous vous aideront à y voir plus clair. Oubliez votre tapis de yoga le temps d’un instant et concentrons-nous sur ce qu’est l’hypermobilité.

Qu’est-ce que l’hypermobilité articulaire ?

L’hypermobilité est la faculté des articulations à mouvoir outre leurs capacités normales. Ce terme indique en fait la souplesse excessive de certaines articulations du corps. Lorsque les articulations sont atteintes d’hypermobilité, elles bougent sans effort et beaucoup plus que l’intensité normale des mouvements. Il s’agit d’un problème assez fréquent, en particulier auprès des jeunes adultes et de la gent féminine. Elle peut affecter toutes les articulations du corps, petites ou grandes, telles que les doigts, les coudes, les épaules, les genoux ou encore les poignets.

L’hyperlaxité peut être locale, c’est-à-dire qu’elle touche une ou plusieurs articulations. Elle peut aussi être périphérique, autrement dit, elle concerne par exemple les orteils ou les doigts, et peut être généralisée. La forme généralisée reste la plus courante. Parfois, elle peut engendrer une raideur ou une douleur au niveau des muscles et des articulations, et ce, spécialement après une journée très active ou des exercices physiques. Pathologie que bon nombre de personnes ignorent, l’hyperlaxité peut survenir à la suite d’une rééducation mal faite ou d’un traumatisme.

Les effets secondaires et impacts de l’hypermobilité

L’hypermobilité peut avoir de mauvaises répercussions sur la santé. Elle peut en effet intensifier les risques de traumatismes des articulations, qu’il s’agisse de micro ou de macrotraumatisme. Ainsi, les personnes hypermobiles ont plus de risque de souffrir d’entorses récurrentes, étant donné que rien ne maintient correctement les articulations. L’hyperlaxité peut par ailleurs causer des luxations ou des subluxations, comme celle du genou. Et dans certains cas, pour y remédier, une intervention chirurgicale peut s’avérer nécessaire. Cette affection peut également provoquer des douleurs articulaires générées par des inflammations, comme l’arthrose prématurée. Ces effets secondaires ne sont pas toujours occasionnés par l’hypermobilité. En réalité, ils peuvent se manifester dans la mesure où vous sollicitez les articulations hypermobiles de manière abusive. Elles finiront alors par présenter des microtraumatismes.

Bref, tout ceci pour vous dire que l’hyperlaxité peut avoir des impacts très négatifs sur la santé, sur le long terme. Par faute de diagnostic, elle peut accentuer vos douleurs articulaires. De plus, elle peut s’accompagner d’hypotension, de tachycardie orthostatique ou de dysautonomie. Elle peut entraîner des troubles vésico-sphinctériens, gastro-intestinaux fonctionnels, ainsi que des troubles anxieux, comme l’agoraphobie ou la peur panique. Tout ceci peut grandement porter atteinte à la qualité de vie. Prévenir ces douleurs, ou du moins les résoudre peut vous être d’une aide précieuse.

Mesures préventives contre les douleurs liées à l’hyperlaxité

Vous avez la possibilité d’éviter les blessures ou douleurs pouvant être causées par l’hypermobilité, d’abord en admettant que vous souffrez de la maladie. En second lieu, il vous est recommandé de ménager vos articulations hypermobiles. Vous ne devez de ce fait pas en abuser, notamment en retournant votre coude sous prétexte que quelqu’un vous a lancé un défi ou en effectuant un grand écart. L’usage récurrent et intensif de ces articulations hyperlaxes est le principal facteur de risque et non l’hypermobilité en elle-même. Alors que vous savez déjà que vos articulations sont en mauvais état, vous n’allez pas vous en servir davantage ! Cela est tout à fait logique.

Un raffermissement musculaire régulier, mais de façon douce, est fortement conseillé. Ce, afin de préserver et de gainer l’articulation. Si vos muscles sont tonifiés, cela permettra de mieux maintenir vos articulations et d’amoindrir les risques qu’elles se blessent. Dans ce contexte, certaines activités sportives sont à proscrire tandis que d’autres sont à privilégier. Vous éviterez donc les sports collectifs, tels que le basketball, le soccer ou le handball. Pour parer à d’éventuels dangers, évitez les sports de glisse comme le surf, le ski et le tennis.

Parmi les activités à pratiquer, pensez à l’aquagym ou le vélo, qui ne travaillent pas les articulations intensément. Quant au yoga, vous avez parfaitement le droit de vous y adonner, sous réserve que les articulations hypermobiles soient très peu travaillées en effectuant les postures.

Les postures douces de yoga adaptées à l’hyperlaxité

Quand vous êtes hyperlaxe, vous devez être supervisé par un professionnel afin de bien accomplir vos mouvements de yoga. Voici deux postures yogiques douces qui vous permettront de travailler votre corps tout en tenant compte de votre problème d’hypermobilité. Préparez alors tous vos accessoires de yoga et essayez un de ces exercices.

La posture de la montagne ou « tadasana »

Si vous souffrez d’hypermobilité, cet exercice vous fera du bien. Pour le faire, mettez-vous debout et rejoignez vos pieds tout en écartant les orteils. Répartissez bien votre poids dans tout votre corps. En serrant les fesses, étirez les jambes et orientez les genoux vers l’extérieur.

En avançant le buste, étirez-vous au maximum possible et conservez votre cou et votre dos droit. En inspirant, tendez les bras puis placez-les au-dessus la tête. Tendez l’épine dorsale comme si vous voulez attraper un objet vers le ciel. En levant les talons, maintenez cette pose en respirant par le nez.

La position du cadavre ou « Savasana »

Cette pose est simple à réaliser. En vous allongeant sur le dos, écartez les jambes d’environ 90 cm. Laissez vos bras le long de votre corps et dirigez les paumes de vos mains vers le haut. Si vous en ressentez le besoin, vous pouvez disposer un coussin au-dessous de votre tête. Gardez les yeux fermés durant 5 minutes, puis détendez-vous complètement. Relâchez toutes les parties de votre corps, à partir de votre tête jusqu’à vos pieds. Vos articulations seront détendues.

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